Vénération des reliques

Les Reliques, un trésor sacré des églises et témoignage de la foi

Le Saint Suaire et d’autres reliques saintes

Vénérer est un acte religieux adressé à un saint. Les reliques apportent un support pour la foi. La vénération de la relique est un relai concret pour la prière vers Dieu, c’est un moyen de rendre grâce pour la vie de la personne qui a marqué l’Eglise.
Le pape François écrit dans Evangelii Gaudium N°90 qu’une relique a  « la valeur très précieuse de la dévotion populaire incarnée. »

Une relique est un trésor sacré des églises, c’est soit une partie d’un corps d’un saint, principalement des os, mais aussi un objet de la vie d’un saint, un vêtement, un linge…
Ce n’est pas un symbole, la relique est un attribut de la parole vivante, la relique est habitée par Dieu.
Dans la Somme Théologique, saint Thomas d’Aquin écrit « Dieu honore convenablement les reliques des saints en faisant des miracles en leur présence. » (III, Qu.XXV, art.VI)

Le Concile Vatican II écrit dans la Constitution Sacrosanctum Concilium N°111 « Selon la Tradition, les saints sont l’objet d’un culte dans l’Eglise, et l’on y vénère leurs reliques authentiques et leurs images ».

Les reliques ont été à l’origine de la construction de certaines églises.
Les reliques de saints contiennent une force divine.
Les nombreux pèlerins au Moyen-Âge venaient se recueillir, vénérer les reliques pour s’approcher au plus près de Dieu.

Les reliques sont posées dans des reliquaires somptueux qui se situent dans les cryptes des églises, dans les salles du trésor des églises ou à proximité des autels.

De nombreuses églises au Moyen Âge achètent des reliques.
La Sainte Chapelle de Paris a été construite pour accueillir la couronne d’épines du Christ achetée en 1238 par le roi saint Louis à l’empereur byzantin.

De nombreuses reliques ont été également volées pendant le Moyen-Âge mais aussi lors des guerres de religion, les protestants par exemple, éliminaient les contenus des reliquaires.
D’autres reliques disparurent pendant la Révolution.
Il en reste cependant de nombreuses ! Les reliques saintes sortent plusieurs fois par an à l’occasion de vénérations et d’ostensions exceptionnelles.

En France, avant que la cathédrale Notre-Dame soit incendiée, les reliques de la Passion de Jésus étaient vénérées le jour du Vendredi saint : la Sainte Couronne d’épines, celle que Jésus portait le jour de son chemin de croix.

Il existe de nombreuses reliques qui sont attribuées à Jésus, certaines sont déclarées vénérables par le Vatican. Elles sont des témoignages de la foi chrétienne.

Aujourd’hui des milliers de pèlerins visitent les reliques.

Les reliques de Jésus-Christ suscitent un grand intérêt :

La sainte couronne d’épine de Jésus Christ fait partie du trésor de la cathédrale de Paris depuis 1806, auparavant elle était à la Sainte Chapelle.

Le Suaire de Turin, depuis l’intervention du photographe Secondo Pia en 1898, suite au développement de la photo a laissé apparaître la photographie du visage du Christ.
Le Saint Suaire est précieusement conservé dans la cathédrale Saint Jean Baptiste à Turin.

La Sainte Face a été imprimée quand Véronique a essuyé le visage de Jésus avec son byssus lors de son chemin de croix. Le Voile de Manoppello serait une icône acheiropoïète, une image de Jésus Christ imprimée sur un tissu. Il est conservé dans la basilique de Manoppello en Italie. Ce linge symbolise la Résurrection, tout comme le Saint Suaire de Turin.

Le Saint Berceau contient des morceaux de bois appartenant à la crèche de Jésus. Il est exposé dans un reliquaire en cristal dans la basilique Sainte Marie Majeure à Rome.

La Sainte Tunique est le vêtement que Jésus aurait porté le long de ce chemin de croix jusqu’au calvaire. Cette relique est conservée à la basilique Saint Denys d’Argenteuil. Des ostensions extraordinaires ont lieu tous les 50 ans.

La Coiffe de Cahors coiffait Jésus à sa mort. Les apôtres l’auraient récupérée. Cette relique est restée à Jérusalem puis Charlemagne l’a remise à l’évêque de Cahors où elle est conservée à la chapelle Saint Gausbert à Cahors.

La Couronne de Fer de Lombardie a été réalisée en 591 avec les clous de la Croix de Jésus. La mère de Constantin, sainte Hélène, est allée à Jérusalem faire des fouilles à l’emplacement du Calvaire. Elle aurait rapporté le bois et les clous de la croix.
Elle coiffera l’empereur Constantin, Charlemagne, Napoléon et bien d’autres souverains.
La Couronne de Fer sera conservée en l’église Sainte Sophie à Constantinople jusqu’au VIème siècle puis à la basilique de Monza où elle se trouve toujours.

Un fragment de la Sainte Lance se trouve à Rome depuis 1492, c’est cette lance qui a servi à percer le flanc de Jésus après sa crucifixion.

Le Saint Calice est la coupe utilisée par Jésus le jeudi Saint au cours du dernier repas, de la Cène avec ses disciples, le calice a été caché pendant longtemps. La relique se trouve aujourd’hui dans la chapelle de la basilique San Isidoro à Valence.

Une partie de la Colonne de la flagellation qui a été utilisée pendant les supplices effectués à Jésus est exposée à la basilique Saint Pradèxe à Rome.
Le Saint Mors ou le Saint Clou a été fabriqué avec un clou qui attachait le poignet droit du Christ. Ce Saint Mors est conservé dans la chapelle du Saint Clou de la cathédrale Saint Siffrein de Carpentras.

Il existe des saintes reliques de la Vierge Marie qui très vénérées.

La Ceinture de la Vierge Marie se trouve dans la collégiale Notre-Dame bâtie au château de Loches. Un autre morceau de la ceinture de la Vierge est dans la basilique de Notre-Dame-de-Délivrance à Quintin. Une autre partie de la ceinture de Marie se trouve au monastère de Vatopedi au Mont Athos. Une autre encore partie de la ceinture la « Sacra Cintola » est conservée dans la chapelle du Duomo de Prato en Toscane. La collégiale du Puy Notre Dame conserve également une partie de la ceinture de la Vierge Marie.

Le Voile de Marie se trouve à l’abbaye de Saint Corneille à Compiègne.

La cathédrale de Chartres abrite une étoffe de soie qui serait la tunique que la Vierge Marie portait au cours de l’Annonciation. Il en existe d’autres fragments qui ont été déposés dans d’autres lieux suite à la Révolution Française où le reliquaire fut ouvert et mis dans plusieurs endroits, Rouen…

La Chemise de Marie est conservée à la cathédrale d’Aix la Chapelle en Allemagne.

Chaque église abrite des reliques ! Il y a de très nombreuses reliques dans différents lieux Saints en France, en Italie, en Espagne, au Portugal, dans le monde entier. E n voici quelques-unes :

La chapelle Sainte Thérèse à Paris a été confiée à la fondation des Apprentis d’Auteuil, elle abrite une relique de sainte Thérèse de Lisieux.

La Tunique de saint Louis qui était conservée à Notre-Dame de Paris et dans un autre lieu en attendant que Notre-Dame soit reconstruite.

Des reliques de Marie Madeleine sont à la basilique Sainte Marie Madeleine de Saint Maximin La Sainte Baume.

Le corps de Bernadette Soubirous, la langue de saint Antoine de Padou, les reliques des rois mages, le cœur de saint Vianney, curé d’Ars sont exposées dans des lieux saints.

Dans l’église Santa Croce de Rome, est conservée la croix de saint Dimas, le bon Larron crucifié en même temps et aux côtés de Jésus.

Les reliques de Sainte Barbe ont été transférées au XII siècle à la cathédrale Saint Vladimir à Kiev

La relique du bras de saint Cyriaque depuis 1049 se situe à l’église abbatiale de Saint Cyriaque à Altof en Alsace.

Les reliques de sainte Faustine sont présentes dans 128 pays du monde, dans plus de 5000 églises, la vénération est accordée à la Divine Miséricorde. En France, le sanctuaire de Gallardon en Eure et Loire est dédié à la Miséricorde Divine, il possède deux reliques de sainte Faustine, une relique de saint Jean Paul II et une relique de saint Stanislas. Des intentions de prières y sont recueillies chaque jour.

Les Reliques de Sainte Marguerite Marie Alacoque sont vénérées dans la Chapelle des Apparitions à Paray le Monial

Ces reliques permettent au croyant de trouver et d’avoir la présence de Dieu dans leur vie.

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du Saint-Suaire