Le linceul de Turin Relique de la Passion du Christ

Dans l’antiquité, on couvrait la tête, le visage et le corps des morts pour les funérailles par un linge qui s’appelait un linceul.
Le corps éprouvé et torturé de Jésus a été recouvert d’un linge blanc comme le veut la tradition juive de cette époque. Ce linge mesure 4 mètres car Jésus était très grand.
Le corps du Christ était très blessé, les sévices ont été très éprouvants, les Saintes Plaies aux deux poignets, aux deux pieds et au flanc droit fait par le centurion Longin sont la preuve que les soldats se sont acharnés sur lui. Jésus a reçu de nombreux coups de fouet, les épines sur son front ont causé des contusions ensanglantées sur son visage et dans ses cheveux.
Des femmes et Joseph d’Arimathie ont vu le corps de Jésus avec toutes les souffrances qu’il avait vécues avant la fermeture du tombeau.

Après la résurrection du Christ, le linceul retrouvé plié aurait été mis l’abri à Jérusalem jusqu’en 65 et ensuite à Edesse jusqu’en 944. Puis il aurait été offert à l’empereur de Constantinople en 944. Il reste à Constantinople jusqu’à 1204.
Les croisés arrivent à Constantinople et font le siège. Ils prennent avec eux le suaire et il sera jusqu’en 1206 à Athènes. En 1230, le duc d’Athènes le vole.
On le retrouve ensuite en France à Lirey de 1349 à 1453.

Le Saint-Suaire, objet de vénération pour le croyant

Le linceul est exposé pour la première fois dans la basilique de Lirey de Geoffroy de Charmy. En 1357, où Jeanne de Vergy, arrière petite fille d’Othon de la Roche et duc d’Athènes organise une exposition et une ostension officielle et la première vénération.
En 1452, Marguerite de Charny offre le linceul au Duc de Savoie qui le dépose en lieu sûr à Chambéry jusqu’en 1578.

En 1532, le coffre du linceul brûle. L’ensemble du suaire a été épargné, mais quelques trous subsistent,  des sœurs clarisses s’occuperont de la réparation et apposeront des pièces de tissus en forme de triangle.

Le duc de Savoie a peur que des soldats de l’armée française volent le linceul, il décide de l’installer à Turin en 1578. Emmanuel 1er de Savoie fait construire une chapelle pour accueillir la relique. L’édifice sera achevé par l’architecte Guarini en 1694. L’original du Saint Suaire est conservé dans une châsse en verre et n’est visible que très rarement.
Une réplique du suaire est visible dans la cathédrale Jean-Baptiste à Turin.

En 1983, la maison de Savoie offre le Saint-Suaire au Saint Siège, le Vatican décide de le laisser à Turin.
La relique du Saint-Suaire se trouve dans la rotonde du campanile de l’église de la cathédrale Jean-Baptiste de Turin.

Des vénérations du Suaire sont souvent organisées ainsi que des ostensions.

Enigme autour du Saint-Suaire

L’histoire scientifique du linceul ne commencera que le 28 mai 1898, à l’occasion du cinquantenaire de la constitution Italienne !

Le chevalier Secondo Pia, photographe officiel de l’exposition d’art sacré à Turin, obtient l’autorisation de prendre des photos du linceul, de nuit lors d’une ostension à la cathédrale de Turin.

Lorsqu’il rentre chez lui, le photographe développe ses plaques. Il découvre le visage de Jésus-Christ comme il ne l’avait jamais vu !
Sur le linceul, il y a une inversion de couleur, le noir devient blanc, le blanc devient noir.
Il voit en positif le visage de Jésus !
Le Saint-Suaire de Turin pose de nombreuses questions. Ce tissu qui a servi à couvrir le corps de Jésus est une énigme pour la science depuis 2000 ans et c’est un objet de vénération pour les chrétiens.

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du Saint-Suaire