L'Église et le linceul de Turin

Authentification du Suaire de Turin, les avancées de la science

Le linceul de Turin, une pieuse relique témoin de la Passion du Christ

L’Église et le linceul de Turin

Notre Église s’est positionnée officiellement et depuis bien longtemps sur le linceul, le Saint-Suaire de Turin !

Le pape Sixte IV avait défini au XV ème siècle le Saint-Suaire comme étant « le véritable linceul de la mort de Jésus ».

Au XVIème siècle, le pape Jules II, institua une liturgie pour le culte du Saint-Suaire.

Saint Paul VI disait en 1973 « Quel que soit le jugement historique et scientifique que des chercheurs de grand talent voudront émettre au sujet de cette surprenante et mystérieuse relique, nous ne pouvons pas ne pas former des vœux non seulement pour qu’elle serve à conduire les visiteurs à une observation réfléchie et sensible des traits extérieurs et mortels de la merveilleuse figure du Sauveur, mais encore qu’elle puisse également les amener à une plus pénétrante vision de son fascinant mystère caché. […] Rassemblés autour d’une si précieuse et pieuse relique, nous sentirons, croyants et profanes, croître en nous tous le charme mystérieux de Sa personne, et nous entendrons résonner dans nos cœurs l’avertissement évangélique de sa voix, qui nous invite à le chercher là où encore Il se cache et se laisse découvrir, aimer et servir sous la figure humaine.»

Pour le pape Jean Paul II, le Saint Suaire représentait « un défi à l’intelligence », il exhortait «La fascination mystérieuse qu’exerce le saint Suaire pousse à formuler des questions sur le rapport existant entre le Lin sacré et la vie historique de Jésus. L’Église exhorte à aborder l’étude du saint Suaire sans préjugés, qui considéreraient comme une évidence des résultats qui n’en sont pas ; elle les invite à agir avec une liberté intérieure et un respect attentif à la méthodologie scientifique et à la sensibilité des croyants».

En 2010, le pape Benoit XVI devant une des milliers de fidèles à Turin dit « qu’il avait voulu voir dans le Suaire » « l’Icône du Samedi saint », « ce jour où Dieu, descendu au tombeau, se fait absent : « En notre temps, surtout après avoir traversé le siècle passé, l’humanité est devenue particulièrement sensible au mystère du Samedi saint. Le retrait de Dieu fait partie de la spiritualité de l’homme contemporain, de manière existentielle, quasi inconsciente, comme un vide dans le cœur qui va en s’élargissant de plus en plus ».

Le pape François le 21 juin 2015 au premier jour de sa visite pastorale à Turin dit « Le Saint-Suaire attire vers le visage et le corps meurtris de Jésus et, en même temps, il conduit au visage de toute personne souffrante et injustement persécutée ».
Il écrit également en 2020 pendant la pandémie du Covid « Homme de douleurs qui connaît bien la souffrance […]. Il s’est chargé de nos souffrances, il a assumé nos peines […]. Il a été transpercé pour nos fautes, écrasé pour nos iniquités. Le châtiment qui nous donne le salut est tombé sur lui ; pour ses blessures, nous avons été guéris».

Authentification du Suaire de Turin par les sciences

Jésus est très grand, le linceul mesure 4 mètres.

Le linceul montre une image « imprimée » en monochrome, un tissu jaune sépia où l’empreinte de Jésus est en tête-bêche. Il y a des traces de sang rosé, l’empreinte est d’une autre couleur, on distingue des petits trous qui résultent de l’incendie qui s’est déroulé en 1532 et des petits triangles de tissus qui ont été recousus suite à l’incendie par les sœurs clarisses.

Suite à la découverte par le photographe Secondo Pio en 1890, lors d’une photo du suaire, la photographie a fait apparaître en positif sur la plaque le visage de Jésus, le buste et le corps de Jésus.

Cette énigme est portée par de nombreux scientifiques qui cherchent à découvrir la vérité et cherchent à authentifier le suaire de Turin.

En 1976, deux scientifiques américains, Jumper et Jackson vont utiliser un analyseur VP8 de la Nasa, un appareil analogique qui permet de faire une représentation en 3D, en relief de l’image.

Surprise, ils découvrent les empreintes du corps éprouvé de Jésus et visualise ses blessures.
Cette image est unique.
Ils constituent une équipe de 40 experts pour faire des études. Le Vatican accepte et les experts se mettent au travail.
Ils commencent par étudier le tissu, du lin qui date du 1er siècle.
Ce tissu a été tissé par une famille de juif, car ils remarquent qu’il n’y a pas de mélange de fibres, un principe juif. C’est un tissu léger, un tissu de qualité.
Un scientifique fait des prélèvements et découvre une quarantaine de plantes que l’on ne trouvait qu’en Palestine à cette époque.

Ils posent le constat que le sang est très présent sur la toile de lin, il y a de grosses tâches sur le corps, au niveau du cou, de la taille et sur le flanc.
Le sang est du groupe AB, un groupe très rare !
Le cadavre était au contact du tissu, cependant il n’y a pas de trace d’arrachement du corps.
Le corps s’est dématérialisé, un mystère qui coïncide avec les Écritures.

Les scientifiques se sont posés la question de comment l’empreinte s’est mise sur le linceul.
Ils ont regardé au plus près, ils n’ont pas trouvé de pigments, ni de peinture,
l’image est présente uniquement sur le recto du tissu, il y a cependant des traces de sang qui le traverse.

Des questions se posent.
Le tissu n’a pas été abîmé par les fortes chaleurs, ni même par les incendies et par toute l’eau pour éteindre les flammes.

Les scientifiques du STURP (Shroud of Turin Research Project) ont analysé le linceul aux rayons infrarouges, sous éclairage ultraviolet, ils ont prélevé des échantillons de poussière, de molécules et ont donné leurs conclusions :

« L’image qui figure sur le Suaire de Turin est celle laissée par un vrai corps humain torturé et crucifié. Il n’est pas le fait d’un artiste et la façon dont l’image s’est formée reste un mystère et le restera tant que des investigations chimiques plus poussées n’auront pas été faites par un autre groupe de scientifique dans le futur».

Rebondissement en 1988, des études sont faites au carbone 14.
La datation daterait du Moyen Age, entre 1260 et 1290.
Le linceul serait donc être l’origine d’un faussaire !

Plus tard, le scientifique spécialiste du nucléaire des procédés électro membranaires, docteur en bio-physique et maître de conférences à la faculté de médecine de Montpellier, Jean-Baptiste Rinaudo n’est pas d’accord avec les recherches de la datation du carbone 14 !

Il explique « un rayonnement par l’éclatement de particules de deutérium en protons et en neutrons donne une oxydation acide déshydratante de surface très proche de celle du linceul et le bombardement de neutrons apporte du C14 sur la cellulose ce qui rajeunit le tissu ».
Il dit aussi que l’image a été créée « par une forte radiation lumineuse qui aurait provoqué une émission de neutrons et de protons qui ont formés l’empreinte par l’oxydation d’acide déshydratante des fibres de celluloses.

Cette empreinte est donc une image obtenue par un rayonnement à partir d’un corps.
L’image n’a pas été déformée.
Le tissu est resté tendu de manière parfaite sur le corps, et l’empreinte s’est faite sur le corps.

Une autre recherche a été effectuée par Aaron Upinsky, il est scientifique, mathématicien et historien des sciences. Il a été sollicité pour faire une étude approfondie du linceul en 1988.
Il a organisé un symposium en 1993 tout autour de l’énigme du Linceul de Turin.

Il a mis en avant l’énigme IRSC, I comme impression, R comme retrait, S comme sans, C comme contact. Ce scientifique qui n’était pas chrétien, a donné sa conclusion le 12 juin 1993 :

« Si la science soumet l’évaluation du Linceul au même niveau d’exigence épistémologique que celui qui est régulièrement utilisé en science pour évaluer les phénomènes physiques, chimiques, etc., elle ne peut que conclure à l’authenticité scientifique, c’est-à-dire affirmer que l’Homme du Linceul est bien Jésus de Nazareth, personnage historique mort crucifié vers l’an 30 de notre ère »

Cet homme du linceul était donc un homme du type sémite, d’environ 30 ans, qui a été frappé au visage, il a une barbe arrachée ; il a été flagellé, 120 traces ont été retrouvées sur le linceul ; on lui a mis une couronne d’épines sur la tête, des traces de sang l’attestent sur son visage et sur ses cheveux. Cet homme a été envoyé à la crucifixion, il a traversé la ville en portant lui-même sa croix jusqu’au Golghota, il y a la trace de la poutre à la hauteur des épaules ; il a été crucifié, il y a les traces des clous sur ses pieds et sur ses poignets, il a reçu un coup de lance sur le flanc, la plaie est présente sur le linceul ; il a été embaumé, il a été déposé dans un linceul, il a été enseveli le vendredi soir ;

Comme le dit les Écritures, Jésus est ressuscité le troisième jour, le dimanche matin, moins de 40 heures se sont déroulées car les chaires auraient été décomposées et auraient été visibles sur le linge.

Ce linceul est une pieuse relique, c’est bien le Saint Suaire, témoin de la Passion du Christ.

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du Saint-Suaire